Chronologie biographique

1890

15 septembre : naissance à Genève de Frank Martin, dixième enfant du pasteur Charles Martin et de Pauline Martin-Duval. Tout petit déjà, Frank passe son temps au piano, improvisant et cherchant à harmoniser les chansons qu’il connaît. Il joue les accompagnements des psaumes et cantiques de l’Église réformée d’après des notations en chiffrées. Ses soeurs aînées, qui reçoivent des leçons de musique, décident de lui apprendre la notation usuelle qu’il acquiert en quelques jours.

Frank Martin, aged 15
Frank Martin, aged 15

Les enfants Martin-Duval vers 1895

Frank Martin, aged 15

La maison paternelle de Frank Martin
Genève, 67, route de Malagnou

Frank Martin, aged 15

Les six frères Martin
Jacques, Edouard, Albert, Jean, Pierre et Frank
Genève, vers 1893 © Fréd Boissonnas

1899

Première composition: Tête de Linotte, chanson d’enfant parfaitement construite et achevée.  >

1903

À Pâques, Frank assiste à une exécution de la Passion selon Saint Matthieu à la Cathédrale Saint-Pierre de Genève, événement qui l’impressionne profondément et le marque pour toute sa vie.

1906

Frank, qui ne sera jamais inscrit à aucun conservatoire, commence son éducation musicale avec Joseph Lauber,
qui lui enseigne le piano, l’harmonie, la composition
et l’instrumentation.

1908 - 1910

Études de mathématiques et de physique
à l’Université de Genève.

Frank Martin, aged 15

Frank Martin à 15 ans © Fréd Boissonnas

1910

Frank Martin s’inscrit à l’Association des Musiciens Suisses (AMS) au comité de laquelle il siègera dès 1931.
Il en sera le président de 1942 à 1946, puis membre d’honneur jusqu’à sa mort. Il aura ainsi été membre de cette association pendant 64 ans.

1911

20 mai : lors de la Fête de l’AMS à Vevey, création des Trois poèmes païens sous la direction Joseph Lauber. 

Frank Martin, aged 15

Frank Martin environs 20 ans

1915

Mobilisé, il compose la Symphonie pour orchestre burlesque.

1913 - 1918

Composition de diverses oeuvres dont Les Dithyrambes
créés par Ernest Ansermet lors de la fête de l’AMS à Lausanne,
le 16 juin 1918.

1914 - 1918

Après avoir refusé d’entrer à l’École d’officiers, Frank Martin est appelé comme sergent téléphoniste.

1918

10 septembre : mariage avec Odette Micheli (1896-1962).
Installation à Zurich, Plattenstrasse 22.

1919

Création à Zurich du Quintette avec piano par le quatuor de Boer et Frank Martin au piano.

1920

Retour à Genève où le couple s’installe dans la maison de la famille Micheli à Landecy.

Composition des Quatre Sonnets à Cassandre (Pierre de Ronsard) ; première oeuvre qu’il qualifiera plus tard de «valable».

Frank Martin, aged 15

1922

9 mai : naissance de son premier fils, Renaud François Louis (1922-2007).

Composes the Messe for double choir a cappella.

1924

Départ pour Paris, où Frank est chargé de composer pour la troupe de marionnettes russes de Madame Sazonova, « Les petits comédiens de bois », au Théâtre du Vieux-Colombier.

1925

Composition, à Cap-Breton où Martin passe l’été, du Trio sur des mélodies populaires irlandaises, oeuvre dans laquelle la polyrythmie constitue un élément important du langage musical.

1926

• Composition de Rythmes.

• Frank Martin suit un cours d’été à l’Institut Jaques-Dalcroze et donne par ailleurs une conférence sur le rythme.

• Début de son amitié avec Bernhard Reichel.

• Automne : séparé de sa femme, Frank Martin s’installe à nouveau à Genève, avec son père au 67, route de Malagnou.

• Avec quelques amis musiciens, il fonde la « Société de Musique de Chambre de Genève » qu’il dirigera en qualité de pianiste et claveciniste jusqu’en 1936.

• Frank Martin est nommé critique musical à La Tribune de Genève pour les concerts symphoniques.

• Il s’inscrit à l’Institut Jaques-Dalcroze dont il obtient le diplôme en 1928.

Frank Martin, aged 15

Cahier de Martin avec « Chansons irlandaises »

1922 - 1929

Composition de diverses musiques de scène : Oedipe-Roi (1922), Oedipe à Colone (1923), Le Divorce (1928, Regnard), les Jeux du Rhône et Roméo et Juliette (1929).

Frank Martin, aged 15

Emile Jaques-Dalcroze © Fréd Boissonnas

1928

• Nomination comme professeur d’improvisation et de théorie du rythme à l’Institut Jaques-Dalcroze.

• Automne : premières débauches, avec Albert Rudhardt, de La Nique à Satan.

• S’installe au 8, boulevard de la Tour, Genève.

• 29 juin : représentation du Divorce de Regnard au studio d’Art dramatique de Carmen d’Assilva où Frank Martin fait la connaissance d’Irène Gardian qui collaborait avec ce groupe d’artistes.

1929

• Composition et création des Jeux du Rhône à Genève et de Roméo et Juliette (adaptation de René Morax) à Mézières.

• Automne : début de la composition d’un Oratorio de Noël qui restera inachevé.

1930

3 septembre : annulation officielle du mariage de Frank Martin et Odette Martin-Micheli.

Nomination de Frank Martin au Conservatoire de Genève en qualité de professeur de musique de chambre.

Frank Martin, aged 15

Musiciens/professeurs au Conservatoire de Genève
de gauche à droite : Ernest Ansermet, Robert Godet, Frank Martin, Rose Féart, Templeton Strong, Aloys Mooser, Philippe Strubin et Arthur Honegger © Andréossi

1931

• 28 mars : mariage avec Irene Gardian (1902-1939) ;
s’installe au 22, rue Etienne-Dumont.

• Été : durant des vacances à l’Île d’Oléron, composition de la Sonate pour violon et piano nº 2.

1932

13 mars : naissance de la première fille de Frank Martin, Françoise Séverine (1932-2021).

Frank Martin, aged 15

La Bergougne, interprétée par Pauline Martin, entourée de démons. La création de La Nique à Satan, 25 fevrier 1933 © F.H. Jullien 

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Charles Martin, le père de Frank Martin dans son landau à Genève, 1933 (photo: Frank Martin)

1933 - 1938

Confrontation de Frank Martin avec le système dodécaphonique de Schönberg, dont il ne retiendra que les éléments que sa sensibilité musicale peut admettre.

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Frank et Irène Martin-Gardian
et leur fille Françoise, vers 1934

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Genève 75 route de Malagnou

1933

• 25 février : création et direction de La Nique à Satan au Grand Théâtre de Genève.

• Été : à l’Île d’Oléron, composition de Quatre pièces brèves pour guitare, oeuvre dédiée à Andrès Segovia.

• Septembre : fondation du Technicum Moderne de Musique dont Frank Martin devient le directeur artistique.

• Début de la composition du Concerto pour piano et orchestre nº 1.

1934

11 août : décès de Charles Martin, père de Frank Martin, qui hérite de la ferme de la propriété de Malagnou que son neveu, Marcel Bonnard, transforme en villa.

1935

• 19 avril : naissance de la deuxième fille de Frank Martin, Jeanne Pernette.

• Pâques : voyage en Auvergne avec Bernard Reichel pendant lequel les deux amis conçoivent le thème de l’épopée humoristique Tombeau de Monsieur Basile (texte de Frank Martin, dessins de Bernard Reichel).

• Composition de la Rhapsodie pour 2 violons, 2 altos et contrebasse, oeuvre qui fut primée au concours de composition du Carillon.

1936

• janvier : Martin achève Die blaue Blume (La fleur bleue), un ballet en 30 tableaux ; le chorégraphe Pino Mlakar trouvait sa musique trop difficile, trop moderne et trop exigeante pour les danseurs, selon Martin ; le manuscrit est relégué dans un tiroir et est (re)découvert dans les archives de la Frank Martin Huis sur la Bollelaan à Naarden (NL), printemps 2021.

• 22 avril : exécution du Concerto pour piano nº 1 à la fête de la Société internationale de musique contemporaine, à Barcelone, sous la direction d’Ernest Ansermet.

Été : s’installe au 75, route de Malagnou, dans la ferme transformée en villa.

Automne : début de la composition de la Symphonie pour grand orchestre.

1937

9 août : naissance d’Adrienne (Driette), la troisième fille de Frank Martin.

1938

• Hiver : composition de la Ballade pour saxophone, orchestre à cordes, piano et batterie, commandée par Sigurd Rascher.

• Printemps-Été : composition de la 1re partie du Vin herbé, commande de Robert Blum, de Zurich.

• Automne : composition de la Sonata da chiesa pour viole d’amour et orgue, commandée par l’organiste bâlois Hans Balmer.

Fin de l’année : s’installe au 16, Cours des Bastions, Genève.

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Irène Gardian 1901-1939

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Genève 14 rue des Eaux-Vives

1939

Hiver : composition de la Ballade pour flûte et piano, commandée par le Concours international d’exécution musicale de Genève.

25 mai : décès d’Irène Martin-Gardian,
victime d’une grave maladie.

Été : composition, sur l’Île d’Oléron, de la Ballade pour piano et orchestre.

Automne : s’installe au 14, rue des Eaux-Vives.

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Genève 14 rue des Eaux-Vives – Studio

Fin du Technicum Moderne de Musique.

 

1940

• Composition de la Ballade pour trombone et piano, commandée par le Concours national suisse d’exécution musicale de Genève.

• 16 avril : création, à Zurich, de la 1re partie du Vin herbé.

• Été-automne : composition de la 2e partie du Vin herbé.

• Octobre : première visite d’Alfred Schlee, futur directeur des Editions Universal.

13 novembre : mariage avec Maria Boeke, flûtiste et ancienne élève du Technicum Moderne de Musique.  >

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Maria et Frank Martin, printemps 1945
(photo Dinu Lipatti)

1941

• Hiver-printemps : composition de la 3e partie du Vin herbé.

• Automne : composition du ballet Das Märchen vom Aschenbrödel, sur un scénario de Marie-Eve Kreis.

1942

• 12 mars : création, au théâtre de Bâle, du ballet Das Märchen vom Aschenbrödel, sous la direction de Paul Sacher.

• 28 mars : création, à Zurich, sous la direction de Robert Blum, de la version intégrale du Vin herbé.

• Automne : début de la composition de Der Cornet de Rilke.

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Paul Sacher et Frank Martin à Schönenberg, 1942

1943

27 mai : création, sur la place de la Cathédrale à Bâle, de Ein Totentanz zu Basel im Jahre 1943, sur un scénario de Mariette de Meyenbourg.  >

Ein Totentanz zu Basel 1943. Deathe (Fritz Stebler) Basle, May 1943

Der Tod (La Mort) Ein Totentanz zu Basel im Jahre 1943

From left to right: Madeleine Lipatti, Frank Martin, Maria Martin, Dinu Lipatti. Schönenberg, September 1944

Madeleine Lipatti, Frank Martin,
Maria Martin et Dinu Lipatti

1944

Avril : début de la composition de la Petite symphonie concertante, commande de Paul Sacher. Interrompue, en juillet, par la composition d’In terra pax, commande de Radio Genève pour le jour de l’armistice.

1945

• 9 février : création de Der Cornet à Bâle, sous la direction de Paul Sacher.

• Juillet-août : séjour à Saanen, dans l’Oberland bernois, où Frank Martin commence la composition de Golgotha.

1946

• 17 mai : création, à Zurich, de la Petite symphonie concertante, sous la direction de Paul Sacher.

• Composition de la musique de scène et des choeurs pour Athalie de Racine, commandée par l’École secondaire de jeunes filles de Genève.

• Juillet : déménagement en Hollande, s’installe temporairement à Bergen aan Zee.

• 17 novembre : s’installe au Prinsengracht 579 à Amsterdam.  >

• 9 décembre : naissance de Jan Frank, son deuxième fils.

Ein Totentanz zu Basel 1943. Deathe (Fritz Stebler) Basle, May 1943

Amsterdam Prinsengracht 579

From left to right: Madeleine Lipatti, Frank Martin, Maria Martin, Dinu Lipatti. Schönenberg, September 1944

Dinu Lipatti

1947

Novembre : composition des Trois Chants de Noël sur des poèmes d’Albert Rudhardt.

1948

• Hiver-printemps : composition de Huit Préludes pour le piano, pour Dinu Lipatti.

• 15 août : première représentation scénique du Vin herbé en allemand, sous le titre de Der Zaubertrank, au Festival de Salzbourg.

1949

• Janvier : début de la composition de la Ballade pour violoncelle.

• Février : début de la composition du Concerto pour 7 instruments à vent, timbales, batterie et orchestre à cordes.

22 mars : naissance d’Anne Thérèse,
la quatrième fille de Frank Martin.

• 29 avril : création de Golgotha à Genève,
sous la direction de Samuel Baud-Bovy.

• Frank Martin passe l’été à la Petite Grave (Genève) où il orchestre les Sechs Monologe aus Jedermann et achève le Concerto pour 7 instruments à vent.

Frank Martin, aged 15

La principale source d’inspiration de Golgotha est la gravure Les Trois Croix (1653) de Rembrandt : « Sur une humanité noire et qui semble figée de stupeur, les trois croix s’élèvent. Une nappe de lumière blanche descend du ciel sur la croix centrale, où Jésus agonise. Depuis ce moment j’étais hanté par l’idée de réaliser, selon mes moyens, une image de la Passion. »

1950

• Début de l’hiver : composition des 5 Songs of Ariel (5 Chansons d’Ariel).

• Mars : début de la composition du Concerto pour violon, commande de Pro Helvetia et Paul Sacher.

• Nomination comme professeur de composition à la ‘Staatliche Hochschule für Musik’ à Cologne.

• Novembre : création de la Ballade pour violoncelle et petit orchestre, à Zurich, sous la direction de Paul Sacher.

1951

Frank Martin commence la composition du Concert pour clavecin et petit orchestre commandé par Isabelle Nef.

1952

• 24 janvier : création du Concerto pour violon,
à Bâle, sous la direction de Paul Sacher.

• Automne : début de la composition de l’opéra Der Sturm, d’après La Tempête de Shakespeare.

1955

Début de la composition des Etudes pour orchestre à cordes, commandées par Paul Sacher.

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Aaron Copland, Frank Martin et Nadia Boulanger 1955

1956

1er mars : déménagement à Naarden où la famille acquiert une maison entourée d’une pinède.  >

• 17 juin : création, à l’opéra de Vienne, de Der Sturm, sous la direction d’Ernest Ansermet.

• 23 novembre : création, à Bâle, des Etudes pour orchestre à cordes, sous la direction de Paul Sacher.

Ein Totentanz zu Basel 1943. Deathe (Fritz Stebler) Basle, May 1943

Bollelaan 11 à Naarden, Pays-Bas (1956)

1957

· Janvier : début de la composition de l’oratorio Le Mystère de la Nativité, d’après Le Mystère de la Passion d’Arnoul Gréban, commande de Radio Genève.

• Automne : Frank Martin quitte la ‘Staatliche Hochschule für Musik’ de Cologne.

1958

Frank Martin compose l’Ouverture en Rondeau, commande de l’Orchestre du Festival de Lucerne, et la cantate Pseaumes de Genève, commande de Radio Genève, à l’occasion des 400 ans de l’Université de Genève.

Frank Martin, aged 15

Salle de musique de Frank Martin dans la Bollelaan à Naarden, Pays-Bas

1959

23 décembre : création, à Genève, du Mystère de la Nativité, sous la direction d’Ernest Ansermet.

1960

• Grande tournée de concerts avec le violoncelliste Henri Honegger.

• Octobre : début de la composition de la « comédie mise en musique » Monsieur de Pourceaugnac de Molière, commande de Radio Genève.

1961

Frank Martin compose l’Ode à la musique sur une texte de Guillaume de Machaut.

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Guillaume de Machaut compose (manuscrit du XIVe siècle)

1962

23 juin : création de l’Ode à la musique, à Bienne,
sous la direction du compositeur.

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Frank Martin et Dietrich Fischer-Dieskau
en répétition à Berlin, mai 1963

1963

• 23 avril : création de Monsieur de Pourceaugnac, à Genève, sous la direction d’Ernest Ansermet.

• 23 mai : Frank Martin dirige un concert de ses oeuvres avec la Philharmonie de Berlin, soliste Dietrich Fischer-Dieskau.
Au programme : Passacaille pour grand orchestreSechs Monologe aus Jedermann, Trois Extraits de ‘Der Sturm, Concerto pour sept instruments à vent
(enregistrement pour la DGG).

• Juin : début de la composition des Quatre Éléments, commande de la Fondation de l’Orchestre de la Suisse Romande, pour les quatre-vingts ans d’Ernest Ansermet.

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Dietrich Fischer-Dieskau et Frank Martin
à Berlin, mai 1963

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Ernest Ansermet et Frank Martin

1964

• Printemps : composition de l’oratorio bref Pilate,
commande de l’Union Européenne de Radiodiffusion.

• 7 octobre : création des Quatre Éléments à Lausanne,
sous la direction d’Ernest Ansermet.

• 4 novembre : création, à Rome, de Pilate, sous la direction d’Armando la Rosa Parodi.

• Décembre : le compositeur établit la nouvelle version de Der Sturm.

1965

Mars : début de la composition du Concerto pour violoncelle et orchestre, commandé par Paul Sacher.

1966

• 3 mars : conférence à Rome sur « La responsabilité du compositeur » suivie, le 4 mars, d’une exécution du Vin herbé, sous la direction de Mario Rossi.

• Août : début de la composition du Quatuor à cordes, commandé par la Tonhalle-Gesellschaft de Zurich.

1967

• 26 janvier : création, à Bâle, du Concerto pour violoncelle et orchestre, sous la direction de Paul Sacher.

• 11 avril : première, à Genève, de La Tempête (Der Sturm en version française) sous la direction d’Ernest Ansermet.

• Septembre-novembre : composition du Magnificat.

1968

• 16 janvier : exécution au ‘Staatsoper’ de Berlin-Est de la version allemande du Vin herbé, sous la direction du compositeur.

• Mars : début de la composition du Concerto pour piano et orchestre nº 2, commandé par Paul Badura-Skoda.

• 14 août : création du Magnificat à Lucerne, sous la direction de Bernard Haitink.

• Novembre-décembre : composition de Maria-Triptychon.

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Frank Martin dirigeant Le Vin herbé
Berlin-Est, janvier 1968

1969

• Hiver-printemps : composition d’Erasmi Monumentum, commandé par la ‘Kunstkring Rotterdam’.

• 29 avril : direction d’un concert à Jérusalem avec, au programme, Der Cornet et la Petite symphonie concertante.

• 7 juin : exécution d’In terra pax à la Sala Santa Cecilia à Rome, lors d’un concert offert à S.S. le Pape Paul VI qui avait désiré que cette oeuvre figure au programme.  >

• Novembre-décembre : composition de la Ballade des Pendus, commande du Lincoln Center de New York.

Frank Martin congratulated by H.H. Pope Paul VI after a performance of In Terra Pax, Rome June 1969

Frank Martin being gratulated by Pope Paul VI
after the performance of In terra pax. Rome, June 1969

1970

• Hiver-printemps : composition des Trois danses pour hautbois, harpe et orchestre à cordes, commande de Paul Sacher.

• 1-6 juin : tournage, à Naarden, par la télévision suisse romande, d’un film d’une heure et demie consacré à Frank Martin.

•  10 juin : exécution, à Gand, de la Messe, première occasion pour le compositeur, d’entendre intégralement l’oeuvre qu’il avait écrite quarante-huit ans plus tôt. Karl Vötterle, directeur des Editions Bärenreiter, demande de pouvoir l’éditer.

 

• 24 juin : création, pour la Télévision française, à Paris, du Concerto pour piano nº 2, sous la direction de Victor Desarzens.

• 9 octobre : création des Trois danses à Zurich,
sous la direction de Paul Sacher.

•  29 décembre : première autrichienne, à Vienne, du Concerto pour piano nº 2, sous la direction de Josef Krips.

Frank Martin congratulated by H.H. Pope Paul VI after a performance of In Terra Pax, Rome June 1969

Frank Martin and Paul Badura-Skoda,
for whom he composed his Piano Concerto no. 2

Charles Martin, father of Frank, in his landau. Geneva, 1933, (photo Frank Martin)

Frank Martin 1971 © Gertrud Fehr

Frank Martin congratulated by H.H. Pope Paul VI after a performance of In Terra Pax, Rome June 1969

Frank et Maria Martin
lors d’une répétition à Jerusalem, 1971 © Gerold Glättli

1971

• Février : début de la composition du Requiem.

• 3-5 août : exécutions d’In terra pax à Jérusalem, Tel-Aviv et Césarée.

• 12 décembre : création, à New York, des Poèmes de la Mort, au Lincoln Center, sous la direction du compositeur.

1972

Juin : début de la composition de la Ballade pour alto et orchestre à vent, commande du Mozarteum de Salzbourg.

Frank Martin congratulated by H.H. Pope Paul VI after a performance of In Terra Pax, Rome June 1969

Edmond de Stoutz, Frank Martin et Yehudi Menuhin
après la première de Polyptyque à Lausanne, 1973

Frank Martin congratulated by H.H. Pope Paul VI after a performance of In Terra Pax, Rome June 1969

Paul Badura-Skoda et Frank Martin à Pérouse, août 1972

1973

• Hiver-printemps : composition du Polyptyque.

• 4 mai : création du Requiem, à la Cathédrale de Lausanne, sous la direction du compositeur.

• 27 mai : exécution des Poèmes de la Mort à la fête de l’AMS, à Yverdon, sous la direction du compositeur.

• 9 septembre : création du Polyptyque à Lausanne, avec le violoniste Yehudi Menuhin et sous la direction d’Edmond de Stoutz.

• Septembre-novembre : composition de la Fantaisie sur des rythmes flamenco, pour piano et danse ad libitum, commandée par Paul Badura-Skoda.

1974

• Printemps-été : composition de la cantate Et la vie l’emporta, commande de Zyma, Nyon.

•  18 août : « Matinée Frank Martin » aux Semaines Internationales de Musique de Lucerne, conférence du compositeur sur « Schönberg et les conséquences de son activité » et création de la Fantaisie sur des rythmes flamenco par Paul Badura-Skoda et Teresa Martin.

Frank Martin, aged 15
Frank Martin, composing Naarden autumn 1973

1974

Décès de Frank Martin, à Naarden.

6 décembre : cérémonie funèbre à Saint-Pierre
et inhumation au cimetière de Plainpalais, à Genève.

Biographie en français

Frank Martin (Genève 1890 – Naarden 1974)

Né en 1890 à Genève, Frank Martin, est le fils d’un pasteur influent de la Cité de Calvin et le dixième rejeton d’une fratrie de dix enfants. Il est sans doute, avec Arthur Honegger, le compositeur suisse le plus marquant du XXe siècle. À l’âge de douze ans, l’audition de la Passion selon saint Matthieu de Bach décide de sa vocation. Son seul maître sera le compositeur Joseph Lauber qui lui fait découvrir la musique post-romantique. Adepte tout d’abord d’un néo-classicisme d’obédience ravélienne, Martin évolue, dans les années 1930, sous l’influence du dodécaphonisme, vers un style très personnel et plus torturé, fortement chromatique, mais dont les lignes de forces restent toujours liées à l’idée d’une tonalité élargie.

Quoiqu’en grande partie autodidacte, Martin, qui fut un grand rythmicien, enseigna longtemps à l’Institut fondé par Émile Jaques-Dalcroze, le créateur de la gymnastique rythmique, et sera même pressenti par ce dernier pour lui succéder à la tête de son école, honneur que Martin, soucieux de conserver son indépendance d’artiste, déclinera. Martin enseignera aussi au Conservatoire de Genève, ainsi qu’au Technicum moderne de musique de la ville de la même ville, dont il fut le fondateur et où il rencontra d’ailleurs sa troisième épouse, Maria Boeke.

Chef de file des compositeurs suisses romands, Frank Martin s’épanouit dans tous les genres et connaît à partir des années 1940 une audience internationale. Il quitte la Suisse en 1946, pour aller s’établir aux Pays-Bas, patrie de Maria, qui lui donnera deux enfants (il avait déjà un fils et trois filles de ses précédentes épouses). D’abord établi à Amsterdam, il déménage ensuite à Naarden, où il composera sereinement et demeurera jusqu’à sa mort en 1974. Le seul engagement professionnel qu’il acceptera dans sa retraite hollandaise sera une charge de cours de composition qu’il assurera 1950 à 1957 au Conservatoire de Cologne. Il y aura en particulier comme élève Karlheinz Stockhausen qui, à la vérité, rompra assez vite avec lui, leurs visions du dodécaphonisme se révélant décidément incompatibles.

Son écriture est caractérisée par un lyrisme intense, dont les lignes mélodiques, très apparentes et volontiers véhémentes, sont soutenues par des accords constamment changeants de la basse: ni atonale ni tonale au sens strict, sa musique représente une solution très originale au problème que se sont posé tous les compositeurs importants du XXe siècle.

Ses origines calvinistes (son père était pasteur) et la grande popularité de ses œuvres religieuses ont souvent fait considérer Frank Martin comme un compositeur protestant par excellence. Ce n’est cependant là que l’un des aspects de sa musique et, s’il n’a jamais renié son imprégnation religieuse, Martin a su se garder de tout dogmatisme tant en matière de musique que de religion: il aimait ainsi dire qu’il avait une foi mais pas de croyances.

Il a par ailleurs souvent mis en musique des textes allemands et son inspiration s’est volontiers ressourcée dans les textes du Moyen Âge, moins, cependant, ici encore, pour des raisons religieuses que pour la verdeur et la franchise dont témoignait cette littérature éloignée des canons classiques et qui lui offrait la promesse d’un renouvellement de son inspiration. De la même manière, son goût de l’ironie, ainsi que son ouverture au jazz et même, à la fin de sa vie, à la musique pop font de Martin un compositeur échappant à toutes les grandes écoles de la musique du XXe siècle et qui a toujours su éviter les diktats de l’avant-garde pour frayer sa propre voie.

Alain Corbellari

Honneurs et prix

1947: Prix de compositeur de l’Association des Musiciens Suisses
1949: Docteur honoris causa de l’Université de Genève
1951: Prix de Genève
1953: Grosser Kunstpreis des Landes Nordrhein-Westfalen
         Ehrenmitglied der Wiener Konzerthausgesellschaft
1955: Accademico Onorario di Santa Cecilia, Roma
1959: First Prize Philadelphia Orchestra Award
1961: Docteur honoris causa de l’Université de Lausanne
         Membre Associé Honoraire de la Société des Arts de Genève
1962: Accademico Onorario di Accademia Filarmonica Romana
1964: Grand Prix des Semaines Musicales Internationales de Paris
1965: Ehrenmitglied der Akademie für Musik und darstellende Kunst, Wien
         Ehrenmitglied der Musikvereins für Steiermark, Graz
         Ehrenmitglied der Akademie für Musik und darstellende Kunst, Graz
         Mozart-Medaille, Wien
1968: Verdienstkreuz 1. Klasse der Bundesrepublik Deutschland
1969: Grand Prix National du Disque (Prix Arthur Honegger), Paris
1970: Ehrenmitglied der Tonhalle-Gesellschaft, Zürich
1971: Compagnon d’Honneur de la Confrérie du Guillon
1973: Membre d’Honneur de l’Union Chorale de Lausanne
         Membre d’Honneur du Conseil International de la Musique, Paris
1974: Membre Associé de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique

Biography in English

Frank Martin (Geneva 1890 – Naarden 1974)

Frank Martin was born in Geneva, the city of Calvin, in 1890, as son of an influential pastor and the youngest of ten children. He is without doubt, with Arthur Honegger, the most important Swiss composer of the 20th century. On hearing Bach’s Saint Matthew Passion at the age of twelve, his vocation was determined. His only teacher was the composer Joseph Lauber, who introduced him to the post-romantic repertoire. Initially he was a supporter of neo-classicism following Ravel’s idiom. But in the 1930s, under the influence of the twelve-tone technique, Martin developed a very personal and more daring style which is very chromatic, but whose main lines are always linked to the idea of an enlarged tonality. 

Although he was largely self-taught, Frank Martin, known for his rhythm expertise, taught for a long time at the institute of Émile Jaques-Dalcroze, the creator of eurhythmics (a concept in which music is learned and experienced through ­­move­ment). He even asked Martin to succeed him as head of his school, an honour which he declined in order to ensure his artistic independence. Martin was later appointed to teach at the Geneva Conservatoire and also set up the Technicum Moderne de Musique, where he met Maria Boeke who would later become his wife. 

His leading role in the Swiss composers’ circuit was apparent by his activities within all musical genres and the international interest in his work since the 1940’s. In 1946 he left Switzerland and settled in The Nether­lands, home-country of Maria, with whom he would have two children (he already had a son and three daughters from previous marriages). Initially he settled in Amsterdam, later he moved to Naarden where he devoted himself to composing in peace and where he remained until his death in 1974. The only appointment he accepted during his years in The Netherlands was that of teacher of composition at the Hochschule für Musik in Cologne from 1950 to 1957. One of his pupils there was Karlheinz Stockhausen, who soon disassociated himself because of their incompatible ideas about the twelve-tone technique. 

Characteristic of Martin’s style of composition is an extreme lyricism, where melodic lines, often very pronounced and intense, are supported by constantly changing chords in the bass. Neither tonal nor atonal in the strict sense, his music demonstrates a most original response to the question which concerned all of the most important composers of the 20th century.

Due to his Calvinistic roots and the great popularity of his spiritual works, Frank Martin is often considered to be a Protestant composer par excellence. But that is just one aspect of his music. Although he has never denied his religious roots, Martin has always steered clear of any religious or musical dogmatism; he liked to say that he had faith, but not a specific religion.

Frank Martin often set German texts to music and found much inspiration in texts from the Middle Ages. Not so much for religious reasons but for the liveliness and sincerity of this literature, which is far removed from classical canons and gave him new inspiration. Also, his sense of humour, his open-minded attitude to jazz music and, at the end of his life, to pop music, reveal Martin as a composer who eluded all the great ‘schools’ of 20th century music. He was able to avoid the avant-garde’s obligations and thus to follow his own path. 

Alain Corbellari
(translation: Rachel Ann Morgan)

Honours and Awards

1947: Prix de compositeur de l’Association des Musiciens Suisses
1949: Docteur honoris causa de l’Université de Genève
1951: Prix de Genève
1953: Grosser Kunstpreis des Landes Nordrhein-Westfalen
         Ehrenmitglied der Wiener Konzerthausgesellschaft
1955: Accademico Onorario di Santa Cecilia, Roma
1959: First Prize Philadelphia Orchestra Award
1961: Docteur honoris causa de l’Université de Lausanne
         Membre Associé Honoraire de la Société des Arts de Genève
1962: Accademico Onorario di Accademia Filarmonica Romana
1964: Grand Prix des Semaines Musicales Internationales de Paris
1965: Ehrenmitglied der Akademie für Musik und darstellende Kunst, Wien
         Ehrenmitglied der Musikvereins für Steiermark, Graz
         Ehrenmitglied der Akademie für Musik und darstellende Kunst, Graz
         Mozart-Medaille, Wien
1968: Verdienstkreuz 1. Klasse der Bundesrepublik Deutschland
1969: Grand Prix National du Disque (Prix Arthur Honegger), Paris
1970: Ehrenmitglied der Tonhalle-Gesellschaft, Zürich
1971: Compagnon d’Honneur de la Confrérie du Guillon
1973: Membre d’Honneur de l’Union Chorale de Lausanne
         Membre d’Honneur du Conseil International de la Musique, Paris
1974: Membre Associé de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique

Biografie in het Nederlands

Frank Martin (Genève 1890 – Naarden 1974)

Frank Martin wordt in 1890 geboren in Genève, de stad van Calvijn, als zoon van een invloedrijke dominee en als de jongste van tien kinderen. Hij is zonder enige twijfel, met Arthur Honegger, de belangrijkste Zwitserse componist uit de 20ste eeuw. Op twaalfjarige leeftijd bepaalt het horen van Bachs Matthäus-Passion zijn roeping. Zijn enige leermeester is de componist Joseph Lauber, die hem laat kennismaken met het post-romantisch repertoire. Aanvankelijk is hij een aanhanger van het neo-classicisme volgens het idioom van Ravel. Maar in de jaren 1930 ontwikkelt Martin, onder invloed van de dodecafonie, een heel persoonlijke en meer gedurfde stijl, die zeer chromatisch is, maar waarvan de hoofdlijnen steeds verbonden zijn met het idee van een verwijde tonaliteit.

Hoewel hij grotendeels autodidact is, is Martin – een groot ritmicus – lange tijd als docent verbonden aan het instituut van Émile Jaques-Dalcroze, schepper van de euritmica, een stroming waarin muziek wordt geleerd en beleefd vanuit de beweging. Deze vraagt Martin zelfs hem op te volgen als hoofd van zijn school, een eer waar hij voor bedankt uit zorg om zijn onafhankelijkheid als kunstenaar. Later krijgt Martin een aanstelling als docent aan het conservatorium van Genève en richt hij daar ook het Technicum Moderne de Musique op, waar hij zijn latere echtgenote Maria Boeke zal ontmoeten.

Zijn voortrekkersrol binnen het circuit van Zwitserse componisten spreekt uit zijn activiteiten binnen alle muziekgenres en uit de internationale belangstelling die zijn werk vanaf de jaren 1940 geniet. In 1946 verlaat hij Zwitserland en vestigt hij zich in Nederland, het vaderland van Maria, met wie hij twee kinderen zal krijgen (hij had al een zoon en drie dochters met zijn eerdere echtgenotes). Aanvankelijk vestigt hij zich in Amsterdam, later verhuist hij naar Naarden waar hij zich in alle rust aan het componeren wijdt en tot zijn dood in 1974 zal wonen. De enige aanstelling die hij gedurende zijn jaren in Nederland accepteert is een aanstelling als docent compositie aan de Hochschule für Musik in Keulen in de jaren 1950-1957. Een van zijn leerlingen daar is Karlheinz Stockhausen, die zich al vrij snel van hem los maakt vanwege hun onverenigbare ideeën over de dodecafonie.

Karakteristiek voor de schrijfstijl van Martin is een intense lyriek, waarvan de melodische lijnen, vaak zeer uitgesproken en intens, worden ondersteund door steeds wisselende akkoorden in de bas. Nóch tonaal, nóch atonaal in strikte zin, toont zijn muziek een heel originele oplossing voor de kwestie die alle belangrijke componisten uit de 20ste eeuw bezighoudt.

Zijn calvinistische wortels en de grote populariteit van zijn geestelijke werken maken dat Frank Martin vaak wordt beschouwd als een protestantse componist bij uitstek. Maar dat is slechts een van de aspecten van zijn muziek. Martin heeft zich, hoewel hij zijn religieuze wortels nooit heeft ontkend, altijd verre gehouden van enig dogmatisme op religieus of muzikaal gebied: hij zei graag dat hij wel geloof had in de breedste zin van het woord, maar geen specifieke religie.

Frank Martin heeft vaak Duitse teksten op muziek gezet en vindt ook veel inspiratie in teksten uit de Middeleeuwen. Ook in dit geval weer minder om religieuze redenen dan vanwege de levendigheid en de oprechtheid van deze literatuur, die verre staat van de klassieke canons en die hem nieuwe inspiratie biedt. Ook zijn gevoel voor humor, zijn open houding naar de jazzmuziek en zelfs, aan het eind van zijn leven, naar de popmuziek maken Martin tot een componist die ontsnapt aan alle grote ‘scholen’ van de muziek van de twintigste eeuw. Het lukt hem zich aan de verplichtingen van de avant-garde te onttrekken en zo zijn eigen weg te banen.

Alain Corbellari
(vertaling: Jacinta Wetzer)

Onderscheidingen en prijzen

1947: Prix de compositeur de l’Association des Musiciens Suisses
1949: Docteur honoris causa de l’Université de Genève
1951: Prix de Genève
1953: Grosser Kunstpreis des Landes Nordrhein-Westfalen
         Ehrenmitglied der Wiener Konzerthausgesellschaft
1955: Accademico Onorario di Santa Cecilia, Roma
1959: First Prize Philadelphia Orchestra Award
1961: Docteur honoris causa de l’Université de Lausanne
         Membre Associé Honoraire de la Société des Arts de Genève
1962: Accademico Onorario di Accademia Filarmonica Romana
1964: Grand Prix des Semaines Musicales Internationales de Paris
1965: Ehrenmitglied der Akademie für Musik und darstellende Kunst, Wien
         Ehrenmitglied der Musikvereins für Steiermark, Graz
         Ehrenmitglied der Akademie für Musik und darstellende Kunst, Graz
         Mozart-Medaille, Wien
1968: Verdienstkreuz 1. Klasse der Bundesrepublik Deutschland
1969: Grand Prix National du Disque (Prix Arthur Honegger), Paris
1970: Ehrenmitglied der Tonhalle-Gesellschaft, Zürich
1971: Compagnon d’Honneur de la Confrérie du Guillon
1973: Membre d’Honneur de l’Union Chorale de Lausanne
         Membre d’Honneur du Conseil International de la Musique, Paris
1974: Membre Associé de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique